Florent Otis

Florent Otis

Un regard sur le monde *

Publié par Ingrid.b
Publié dans : #ACTU MUSIQUE BY INGRID.B
Noir désir chante Charlie hebdo et Cabu retrouve son fils Mano solo

Les artistes ont payés un lourd tribu dans les attentats de charlie hebdo avec la mort de Cabu père de mano solo celui si c'était exprimés il y a quelques temps sur son fils mort le 10 janvier 2010 savait-il que 5 ans plus tard et presque à la même date tous deux se retrouveraient au paradis des artistes :

Son caractère bien trempé rendait, paraît-il, la vie impossible au personnel d'un hôpital parisien où il était soigné, mais pour son père, ce tempérament brûlant lui a aussi permis de se battre contre la maladie.

Mais Cabu ne sait si son côté rebelle lui vient de sa mère, Isabelle Monin, co-fondatrice du magazine consacré à l'écologie, La Gueule ouverte, mais il était bel et bien habité par une grande force. Le dessinateur lui faisait écouter Charles Trenet, et incitait son fils à chanter sur des paroles plus gaies. Celui-ci répondait : "Il n'y a que Trenet qui peut chanter la joie."

Finalement, Cabu réussit à partager avec Mano un titre de Trenet,

En effet, pour Noël 2008, Charlie Hebdo enregistre dans ses locaux un CD "Charlie chante Noël" raconte Patrick Pelloux, également chroniqueur de l'hebdomadaire satirique.

Cabu sourit quand il se rappelle que Mano se plaignait d'être connu parce qu'il était le "fils de". Il raconte qu'il disait : "Cabu, il dessine, moi je suis chanteur." Et quel chanteur ! Homme habité par ses mots et la musique sur scène, il avait, selon son père, "un coeur de vieux" à cause de la maladie, mais sur scène, il se tranformait en surhomme, comme il l'a montré lors de son dernier concert à l'Olympia le 12 novembre. Mano Solo tutoyait son public, riait avec le lui, le provoquait. Grâce à sa musique, il n'est pas vraiment mort, estime Cabu.

Rappellez vous aussi quand Noir désir chantait Charlie hebdo

"Un autre jour en France
Des prières pour l'audience
Et quelques fascisants autour de 15%
Charlie défends-moi !!!"

 

Enfin un chanteur passe à Londres !

 

CHARLIE HEBDO: Ne crains-tu pas que, comme à son habitude, Messier ne récupère tes propos [Cf lettre lus aux Victoires de la Musiques] en s'autoproclamant producteur de ta liberté de parole ?

BERTRAND CANTAT: C'est tout le problème avec un type comme ca. C'est un récupérateur fondamental. Il vient de l'orthodoxie libérale et il se fait passer pour un libertaire. Messier, c'est un des mecs les plus forts dans ce domaine. Il se ferait presque passer pour un bienfaiteur de l'humanité. Il y a quelque chose d'inacceptable. Avec Noir Désir, on s'est dit qu'on ne pouvait pas tout le temps rester sur la défensive, comme des hérissons, avec nos piquants sortis, en pensant que de toute façon, comme ce ec récupère tout, on ne peut rien dire. C'est peut-être sa plus grande force: au fond, pensant ça, personne ne prend la décision de lui résister.

CHARLIE: Qu'est-ce qu'on fait quand on ne veut pas être un produit Universal et qu'on veut quand même être distribué ?

BETRAND: C'est devenu très compliqué. Pour les nouveaux groupes, les nouveaux artistes qui apportent une parole un peu différente, c'est dur. Pourtant, je n'arrive pas à être totalement péssimiste. On a besoin de gens qui aient une liberté d'esprit et d'action.

CHARLIE: La Fnac dit avoir une politique qui permet l'expression des labels indépendants. Qu'en penses-tu ?

BERTRAND: A priori, ça sonne comme une noble déclaration d'intention, mais j'ai l'impression que c'est un peu récupérateur. Eux aussi ont trop de pouvoir. Je ne dis pas qu'à la Fnac on ne trouve rien, mais ce ne sont pas des enfants de choeur. Je me méfie un peu de leur charte. Et puis ce n'est pas la Fnac qui va régler le problème.

CHARLIE: Ta déclaration est-elle un acte isolé de desperado, ou comptes-tu mettre sur pied une résistance organisée contre Universal Music ?

BERTRAND: C'est beaucoup dire. Tout artiste -voire citoyen- doit rester vigilant. Ne surtout pas fermer sa gueule quand il n'y a pas à la fermer. Je suis persuadé qu'on n'est pas si isolés que ça. Je sais que les copains de Zebda ont les yeux ouverts. Si on y est allés, l'autre soir, c'est bien parce qu'il y avait une parole à porter. Maintenant, on se réserve le droit de tout.

CHARLIE: Quelles ont été les réactions à ton intervention ?

BERTRAND: Pas mal de copains nous disent bravo, nous disent que c'est bien. Même s'ils ne l'auraient pas fait à ta place, ça, c'est sûr (rires). Mais bon, apparemment, ils trouvent que ça fait plutôt du bien et que ça décongestionne.

Hébergé par Overblog